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Mercredi 4 juillet 2007

Les couleurs, l’air, la chaleur, les bruits, les odeurs…tout est différents ici. Tout fait qu’au premier abord on se sent dépaysé, un peu perdu aussi. A la fois ébloui et étourdi par tout ce qui nous entoure. L’arrivée de nuit à Bamako ne permet pas de se rendre vraiment compte de la différence. Apparemment je suis arrivée en même temps que le vent qui apporte la pluie !!! Depuis le mois de mars il fait semble-t-il une chaleur caniculaire ici, mais lorsque je suis descendue de l’avion, c’était plutôt un air léger qui m’a accueilli. Plus tard dans la nuit il s’est mis à pleuvoir ce qui apparemment signifiait le début de la saison des pluies.

 

Bamako est apparemment une ville assez « typique » : très peu d’immeuble de construction, des quartiers donc qui ressemblent plus à de gros villages qu’à une capitale. Des carrés avec des routes en terre délimités par routes goudronnées plus importantes. Des multitudes de petits commerces dans les quartiers. Et puis les quartiers plus riches, les petits supermarchés tenus par des Libanais, les boites de nuits et les restos fréquentés par les maliens aisés et les expats. Et surtout une circulation d’enfer !!! Au tout début cela nous apparaît comme un vrai cafarnaum, un désordre total ou s’entremêle très étroitement (et parfois se percutent !!)  voitures, motos (beaucoup), camions….et les piétons qui doivent être plus que prudents pour traverser au milieu des uns et des autres. La ville semble donc toujours en mouvement et les embouteillages plus que fréquents.

 

Bamako est séparée en deux par le Niger, deux ponts (l’ancien pont ou pont des martyrs et le nouveau pont) reliant les deux rives.

 

Je commence à prendre mes repères en ville, elle me devient plus familière et l’impression d’étourdissement des premiers jours commence donc à s’estomper.

 

Les gens ici, et j’aurai sans doute dû commencer par là, sont très sympas et agréable. Toujours près à rendre service et très accueillant. Hormis, les marchés (surtout celui de l’artisanat !!!) et supermarchés, j’ai rarement été « sollicitée » dans la rue. D’ailleurs on se sent (et on est) tout à fait en sécurité en ville et ailleurs.

 

Léa, la première VCD arrivée sur le projet est venue m’accueillir à l’aéroport. Le lendemain, j’ai fait connaissance avec mon coach (qui étant malade n’avait pu venir à l’aéroport). Tous les deux sont très sympas. Le projet pour lequel je vais travailler étant basé à Koulikoro (un peu plus d’une heure de route de Bamako), Léa et moi habitons sur place. J’ai de la chance, car nous seulement la maison est très chouette mais en plus elle était prête à m’accueillir, alors que Léa a vraiment galéré à son arrivée. Pour ma part il ne me restait plus que ma chambre à meubler.

 

Koulikoro est une petite ville (surtout pour une capitale régionale), qui ressemble à un gros village. La ville s’étend tout en longueur entre le Niger et les collines (hantées pour certaines ;-) ).

 

Les bureaux se trouvent à l’autre bout de la ville (11km) et nous allons donc très prochainement les parcourir à mobylette…enfin dès qu’on aura pu s’entraîner à rouler sur le sable en étant deux sur la moto !!! Après cela on sera prête pour le Paris-Dakar. De toute façon très bientôt (dans il y a deux mois) on va déménager pour de nouveaux bureaux plus proches de chez nous.

 

Pour l’instant, je n’ai pas vraiment eu le temps de visiter la ville ou d’aller au marché, parce que j’ai passé les week-ends à Bamako. Mais c’est au programme. Les soirées passent vite aussi surtout que chaque nouvelle journée apporte une nouvelle surprise avec quelque chose à réparer à la maison.

 

Nous avons une dame qui vient faire le ménage et aussi préparer à manger et apparemment elle se plait tellement ici qu’elle ne veut pas partir !!!!  En réalité ça me pose quand même un problème parce que du coup, si il y a quelqu’un qui va et qui vient dans la maison, j’ai l’impression de ne pas être chez moi. Hier soir nous avons donc organisé une petite réunion afin de discuter avec elle de ce que nous souhaiterions. Mais en fait c’est assez difficile de savoir si elle a réellement compris, parce qu’elle ne parle pas très bien français et que surtout notre Bambara est quasi nul. On s’était dit que l’on verrait bien le lendemain si elle avait compris ou non. Ce soir en rentrant, il ne semblait pas que le message soit réellement passé, alors Léa est allée lui dire plus directement que comme elle avait fini son travail elle pouvait rentrer, mais du coup elle s’est installée sur la terrasse pour discuter avec le gardien. Je crois qu’il va falloir qu’on s’y prenne autrement !!!

 

Coté boulot, les choses se mettent en place progressivement. La semaine dernière nous avons tous travaillé sur la préparation d’un document en vue d’une prochaine réunion super importante. J’ai bossé avec un collègue sur le bilan des activités du premier semestre, ce qui m’a permis de mieux cerner le projet.

 

Ah oui, au fait (mais c’est quand même le plus important car c’est la raison de ma présence au Mali), pour ceux parmi vous que je n’ai pas vraiment mis au courant, je travaille pour la Coopération Technique Belge, en tant que Volontaire à la Coopération au Développement au sein du Projet d’Appui à la Décentralisation dans la région de Koulikoro dans les cercles de Banamba, Kolokani et Nara (PAD-K). Je vais bosser sur la capitalisation des expériences et la mise en place d’un système de suivi et évaluation. J’ai beaucoup à apprendre et beaucoup à faire donc cela devrait vraiment être enrichissant.

 

Et bien voilà, pour une première information sur mon arrivée au Mali….

 
Une pensée particulière pour tous les autres VCD en train d’arriver ou sur le point de partir…bonne chance à tous.

 

Par Sophie
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